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2 octobre 2017 1 02 /10 /octobre /2017 02:29
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22 août 2017 2 22 /08 /août /2017 20:01
Lady B (1)
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4 août 2017 5 04 /08 /août /2017 07:36
Bernardo to Birgitta
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9 septembre 2014 2 09 /09 /septembre /2014 13:12

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À première vue, il est facile de reconnaître dans l'économie humaine – dans la destruction de la nature, la production des objets, leur commerce illogique, leur dilapidation concrète, leur conversion terminale en monnaie, et même dans la production de l'argent lui-même1 – un « aspect particulier de l'activité terrestre envisagée », comme l'écrivait Bataille dans La part maudite2, « d'un point de vue cosmique ».

Un mouvement se produit à la surface du globe qui « résulte du parcours de l'énergie en ce point de l'univers » et de la manière dont les hommes envisagent cette énergie. L'activité économique des hommes s'approprie ce mouvement, elle est la mise en oeuvre, à certaines fins métaphysiques, de certaines des possibilités qui en résultent. Mais ce mouvement a une figure et des lois foncièrement méconnues de ceux qui s'imaginent les utiliser et, en réalité, en dépendent. Ainsi la catastrophe de l'économie métaphysique se déroule-t-elle: la détermination générale de l'énergie parcourant le domaine de la technique – la Terre et ses environs – est altérée par l'activité de l'homme. Et celle-ci, en retour, est confortée dans son parti-pris catastrophique par une détermination qu'elle ignore, méprise, et persiste pourtant à ravager: son propre langage.

La méconnaissance par Bataille des données matérielles et symboliques du monde moderne, des lois secrètes de la diplomatie souterraine et de la perversité financière l'a fait errer gravement. L'humanité exploite des ressources matérielles et symboliques données, mais loin d'en limiter l'emploi, comme elle y serait fondée, à la résolution des difficultés immédiates nécessaire à la vie matérielle et symbolique, elle assigne aux forces qu'elle met en oeuvre une tout autre fin: l'aggravation exponentielle de ces mêmes difficultés, sous couvert d'économies généralisées, dans la dépense la plus effrénée. Au-delà de cette fin, ce que poursuit « l'économie » humaine, en effet, c'est l'anéantissement rentable des possibilités de la Terre.


1 Voir L'affaire Supernotes, Kasper & Carletti, XO éditions, 2014.

2 Les Éditions de Minuit, 1949/1967

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26 mars 2014 3 26 /03 /mars /2014 11:09

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19

En tant qu’indispensable décor des événements organisés ou provoqués aujourd’hui, en tant que repoussoir général de la prétendue rationalité du dispositif d’exploitation mondial, et en tant que réalité économique influant directement sur une multitude croissante d’événements spectaculaires, le désastre est la principale et la plus rentable production de l’économie actuelle.

 

20

Le désastre se soumet les hommes vivants dans la mesure où le spectacle économique les a totalement soumis. Il n’est rien que le spectacle économique se développant pour lui-même. Il est la conséquence et le renfort fidèle de la destruction-production-destruction des choses, et l’horizon mensonger des producteurs dont on détruit les vies.


 

Extrait de "La société du désastre", version à paraître dans

Sprezzatura N°6 - L'économie des événements.

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22 mai 2013 3 22 /05 /mai /2013 06:26

 

Certains reconnaîtront dans les lignes qui suivent le détournement des premières pages d’un livre de 1967 qui était lui-même le détournement d’autres livres.

 

Peu importe.

 

Ce qui sera décisif, ce sera de faire concrètement quelque chose de ces pages. Dans certains lieux de la planète, certaines personnes ont déjà commencé de faire quelque chose de ces pages sans les avoir jamais lues. Il est malheureusement certain que peu des personnes qui liront ces pages en feront jamais quelque chose.

 

C’est qu’il y a lire et lire, comme il y a vivre et vivre.


 

  http://www.discoveringthearctic.org.uk/images/1img_nwne_multimedia.jpg

 

« L’avenir, nous saurons peut-être en faire notre maison. »

 

Guy Debord

 

 

1

 

Business nucléaire, business climatique, business des organes, business génétique, business touristique, business de la famine et de l’abat-faim, business du numérique, des ondes et du médiatique, business anti-terroriste, business du pétrole, de la guerre civile ou de l’invasion armée – bref, business de l’ennui, de l’horreur et de la terreur : toute la vie du monde dans lequel sévissent les conditions modernes de destruction-production-destruction s’annonce comme une regrettable accumulation de perditions et de désastres.

 

 

2

 

La devise des serfs du désastre étant « I’m busy, now » ou, en bon français : « Plus tard ! », aucune tentative de parlementer avec une armée d’exterminateurs et leurs complices désœuvrés n’a jamais été suivie de succès.

 

 

3

 

Tout ce qui même était autrefois directement perdu s’est éloigné dans le spectacle du désastre. Tout ce qui était parfois directement sauvé a été méthodiquement perdu ou avorté. Tout ce qui est encore indemne s’est abrité dans une inapparente réserve et y reste parfois effectivement indemne – et parfois se perd quand même.

 

 

4

 

Ce qui prouve que l’indemne n’a pas été totalement exterminé et sans doute aussi qu’il y aura toujours l’indemne, est – entre autres – la possibilité d’écrire, même aujourd’hui et aujourd’hui même, des phrases vraies, et depuis n’importe où.

 

 

5

 

Ainsi, aucune des merveilles de la raison – la raison qu’on enferme ou pas – n’a été oubliée par nous – et en tout cas par moi. Je pourrais les rejouer toutes. Je suis la partition. D’autres la sont aussi et la seront et l’ont été.

 

 

6

 

Le désastre en général, comme spectacle concret de la société, est l’épuisement catastrophique des possibles.

 

 

7

 

Le désastre se présente à la fois comme le spectacle même de la société, comme une partie du spectacle, comme une conséquence du spectacle, et comme unification des moyens. Du fait même que le désastre paraît séparé du spectacle, il est le lieu de la conscience refoulée et du regard falsifié ; et l’unification qu’il accomplit n’est rien d’autre qu’un langage obligatoire du refoulement spectaculaire et de l’inconscience désastreuse.

 

 

8

 

Le désastre n’est pas un ensemble de catastrophes, mais un rapport mondial entre sujets, médiatisé par des catastrophes.

 

 

9

 

Le désastre ne peut être compris comme la conséquence catastrophique d’une technique mondiale, le produit des méthodes crues modernes de l’asservissement de masse. Il est bien plutôt un domaine devenu réel. C’est une domination du monde qui a cru s’assujettir la matière et, avec elle, les personnes. Mais toute personne n’a pas nécessairement vocation à se fondre dans la foule des sujets d’un aussi désastreux souverain.

 

 

10

 

Le désastre, compris dans sa totalité, est à la fois le résultat et le projet du mode de destruction-production-destruction existant. Il n’est pas un supplément au monde réel, sa honteuse part d’échec. Il est l’unité centrale du spectacle réel. Sous toutes ses formes particulières, désinformation ou pseudo-science, publicité ou médiatisation plaisante de catastrophes, et catastrophes elles-mêmes, le désastre constitue le modèle présent de la vie techniquement asservie. Il est l’affirmation répétée du choix déjà fait dans la destruction, et sa consommation conséquente. Forme et contenu du désastre sont identiquement l’explication totale des conditions et des fins du système existant. Le désastre est aussi la validation permanente de ce présent catastrophique, en tant que justification principale de la terreur vécue dans le dispositif mondial.

 

 

11

 

La séparation fait elle-même partie de l’unité du désastre, de la praxis d’exploitation du monde qui s’est scindée en catastrophe et en représentation de la catastrophe. Le dispositif de destruction-production-destruction, toujours menacé partiellement par le désastre, est aussi la totalité réelle qui produit le désastre. Le langage du désastre est constitué par des signes de la destruction régnante, qui sont en même temps la finalité dernière de cette destruction.

 

 

12

 

On ne peut opposer abstraitement le désastre et l’activité spectaculaire effective. Le désastre qui infuse le réel est spectaculairement produit. En même temps la « réalité vécue » ou ce qui en tient lieu est matériellement envahie par le spectacle du désastre. Le « réel » est devenu l’irréel réalisé demeuré irréel. La réalité du désastre surgit dans le spectacle de la société et cette réalité est spectaculairement irréelle. Cette double catastrophe est à la fois le lieu (l’aître) et le soutien du dispositif d’exploitation mondial.

 

 

13

 

Dans le monde réellement irréel, le vrai n’est plus ; ou n’est plus censé être qu’un moment du désastre ; ou n’est effectivement plus visible, ou audible, ou perceptible que par très peu de personnes, mais à tout moment.

 

 

14

 

La réalité du désastre unifie et développe une grande diversité de phénomènes jusqu’ici fort bien expliqués – à tort et à travers – mais très mal décrits. Leur diversité et leurs contrastes sont les décors et les parures de ce spectacle organisé mondialement et mondialement raté qui doit lui-même être reconnu dans sa vérité. Considéré selon les termes de ceux qui s’imaginent, selon les cas, en être les principaux adversaires ou les principaux soutiens (ce qui dans plus de la moitié des cas revient au même), le désastre est la négation de la production de toute vie « humaine », c’est-à-dire irréelle, comme vie d’un « sujet ». Mais la pensée qui atteint la vérité du désastre le découvre comme l’affirmation de la destruction-production-destruction des sujets du spectacle souverain ; comme la négation toujours répétée et toujours variée des phénomènes qu’il est censé rendre – et avoir d’ores et déjà rendu – à la lettre impossibles.

 

  

  15

 

Pour décrire le désastre, ses formes, ses résultats, et les forces qui tendent à sa perpétuation, il faudrait distinguer artificiellement des puissances conjuguées. En analysant le désastre, on parlerait un langage désastreux. Mais le désastre n’est rien d’autre que le sens de la pratique totale d’une petite dizaine de projets métaphysiques concurrents : leur emploi du temps. Le désastre est l’Histoire.

 

 

16

 

Le désastre se présente lui-même comme une énorme négativité regrettable et inévitable. Le désastre parle, mais ne dit rien de plus que « ce qui est bon doit être exterminé, ce qui a été exterminé n’était pas si bon que ça. » L’attitude qu’il suppose par principe est cette jouissance négative qu’il produit par son monopole du ressentiment et, en matière sexuelle, de la jalousie, et qui l’aggrave en retour.

 

 

17

 

Le caractère fondamentalement répétitif du désastre découle du simple fait que ses moyens sont en même temps son but et, parfois, son apparente absence de but. « Car comment ? » – demandent invariablement ses sujets – « comment une catastrophe pourrait-elle avoir un but ? Comment même une catastrophe pourrait-elle avoir été simplement espérée, escomptée, voulue, projetée, organisée, orchestrée, réalisée ? »

Le désastre est le tsunami qui se lève invariablement sur l’empire de la haine du temps. Il inonde tout l’espace mondial, noie régulièrement sujets et rebelles mal déguisés dans les mêmes tourbillons et berce indéfiniment les débris.

 

 

18

 

Le spectacle qui repose sur le dispositif d’exploitation mondial n’est pas fortuitement ou superficiellement catastrophique, il est fondamentalement catastrophiste. Dans le désastre, produit et renfort d’une ruineuse obsession d’économie, le but est le néant, et tout en est la matière. Le désastre ne peut en venir à rien d’autre qu’à lui-même.

 

 

19

 

En tant qu’indispensable décor des événements organisés aujourd’hui, en tant que repoussoir général de la prétendue rationalité du dispositif d’exploitation mondial, et en tant que réalité économique influant directement sur une multitude croissante d’événements spectaculaires, le désastre est la principale production de l’économie actuelle.

 

  

20

 

Le désastre se soumet les hommes vivants dans la mesure où le spectacle économique les a totalement soumis. Il n’est rien que le spectacle économique se développant pour lui-même. Il est la conséquence et le renfort fidèle de la destruction-production-destruction des choses, et l’horizon mensonger des producteurs dont on détruit les vies.

 

 

21

 

La domination de l’économie catastrophique sur la vie sociale et l’anéantissement presque total des possibilités de vivre hors la société, après avoir entraîné dans la définition de toute réalisation humaine une évidente dégradation de l’être en avoir, puis un glissement généralisé de l’avoir au paraître, dont tout « avoir » effectif devait tirer son prestige immédiat et sa fonction dernière, amène dans la phase présente de l’occupation totale de la vie sociale par les résultats accumulés du spectacle catastrophique un nouveau glissement du paraître au paraître pouvoir, qui seul permet à une minorité de souverains spectaculaires de faire croire qu’ils possèdent la vie, et qu’ils la détruisent à bon droit. En même temps toute réalité personnelle est devenue spectaculaire, directement dépendante de sa publicité immédiate, et validée, tant qu’elle est insignifiante, par l’ensemble de la production du spectacle économique. En ceci seulement qu’elle paraît, une réalité personnelle qui n’est plus ni réelle, ni personnelle peut conférer une apparence de pouvoir.

 

 

22

 

Là où le monde réel se change en accumulation d’images de catastrophes individuelles et collectives, ces simples images deviennent des menaces, et les motivations efficientes d’un comportement hypnotique.

Le désastre spectaculaire, comme tendance à faire voir par différentes médiations spécialisées le monde qui n’est plus directement sauvable, trouve normalement dans la vue le sens humain privilégié qui fut à d’autres époques le toucher ; le sens le plus abstrait, et le plus mystifiable, correspond à la désincarnation généralisée de la société actuelle. Mais le spectaculaire désastreux ne s’adresse pas qu’au simple regard, même combiné à l’écoute. Il fascine en ce qu’il échappe à l’activité des hommes, à la reconsidération et à la correction de leurs vies. Il est le contraire de la mémoire. Partout où il y a représentation du désastre, les gestes pour le prévenir ou lui échapper s’oublient.

 

 

23

 

Le désastre est l’héritage de toutes les erreurs du projet métaphysique occidental et oriental qui furent des théorisations de la puissance, fondées sur les catégories de la domination et de la possession ; aussi bien qu’il se déploie en proportion de l’incessante technicisation du monde qui est issue de cette métaphysique. Il ne menace pas le système d’exploitation mondial, il lui ouvre de nouvelles possibilités. C’est la vie concrète de tous qui s’est dégradée en catastrophe bénéficiaire.

 

 

24

 

La métaphysique, en tant que système abstrait du pouvoir, n’a jamais pu par elle-même dépasser la téléologie. Le désastre est la réalisation répétitive et désespérée de la menace apocalyptique. Le désastre technique n’a pas dissipé les nuages religieux où les hommes avaient placé leurs propres pouvoirs détachés d’eux : il les a simplement reliés à des catastrophes plus ou moins attestées. Ainsi, c’est la vie quotidienne qui devient opaque, terrible et irrespirable. Elle est sa propre récusation permanente, la perpétuelle destruction de l’image du paradis. Le désastre est la réalisation catastrophique de la fausse interprétation de l’impuissance et des pouvoirs des humains, une apocalypse à l’intérieur de l’histoire, d’autant mieux incomprise qu’elle est inversée, puisqu’on n’y trouve ni révélation, ni salut, mais au contraire une confusion et une détresse plus grandes encore.

 

 

25

 

À mesure que le nihilisme devient socialement obligatoire, les rêves se rapprochent du cauchemar. Le désastre est le cauchemar éveillé de la société esclave et stupéfiée, qui n’exprime finalement que son rêve d’en finir. Le désastre est la promesse mensongère de cette fin. Il n’y a pas de fin.

 

 

26

 

Le fait que la puissance destructrice des prétendues « démocraties » spectaculaires semble s’être presque entièrement exportée, et s’est édifié un empire indépendant dans le désastre extérieur, ne peut s’expliquer que par cet autre fait que ces oligarchies spectaculaires ne trouvaient plus chez elles ni l’essentiel de leurs ressources, ni l’essentiel de leur main d’œuvre, ni même bientôt l’essentiel de leur marché, et devaient en outre faire accepter à leurs électeurs stupéfiés la misère croissante de leurs vies réelles par le spectacle d’une misère plus terrible.

 

 

27

 

C’est la plus vieille spécialisation sociale, la spécialisation du pouvoir, qui est à l’origine du désastre, et tente de le récupérer à son avantage, en l’aggravant, tout en en découvrant à mesure l’ampleur et les développements probables, lesquels sont systématiquement minimisés en public, et favorisés en secret. Le désastre est ainsi une activité spécialisée, dans le décor duquel doivent avoir lieu toutes les autres. C’est l’horizon du spectacle social, où toute possibilité de salut est bannie. Le plus rassurant, le plus divertissant y est aussi le plus terrible.

 

 

28

 

Le désastre est le mystère permanent que le pouvoir présent organise pour la société stupéfiée et pour lui-même, sa tragédie toujours ratée, qu’il espère édifiante. C’est le programme confus et toujours bousculé du pouvoir à l’époque de sa gestion totalitaire des nihilismes individuels. L’apparence fétichiste de pure objectivité dans le spectacle catastrophique cache son caractère de relation entre hommes et classes : une seconde nature paraît dominer notre environnement de ses lois fatales. Mais le désastre n'est pas le produit nécessaire du développement technique regardé comme un développement naturel. La société du désastre est au contraire la forme sociale qui choisit sa propre conception dévastatrice d’emploi de la technique. Une autre technique était possible, et l’est toujours. Si le désastre, pris sous l’aspect restreint des « catastrophes naturelles ou humaines », qui sont sa manifestation superficielle la plus écrasante, peut paraître hanter le spectacle comme un motif récurrent parmi d’autres, ce motif n’est en fait rien de neutre, mais bien le projet même de destruction terminale de la nature et d’autodestruction-production-destruction permanente de la société.

 

 

29

 

Le désastre est le capital à un tel degré d’accumulation qu’il devient catastrophe.

 

 

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27 février 2013 3 27 /02 /février /2013 21:54

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7 février 2013 4 07 /02 /février /2013 05:30

 

 

Audrey Vernon, peu avant les élections législatives de 2012.


 

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5 février 2013 2 05 /02 /février /2013 04:59

 

http://s.tf1.fr/mmdia/i/17/3/twitter-tweet-10836173wvlql_1713.jpg?v=2

 

 

La domination de l'économie catastrophique sur la vie sociale et l'anéantissement presque total des possibilités de vivre hors la société, après avoir entraîné dans la définition de toute présence humaine une évidente dégradation de l'être en avoir, puis un glissement généralisé de l'avoir au paraître, dont tout "avoir" effectif devait tirer son prestige immédiat et sa fonction dernière, amène dans la phase présente de l'occupation totale de la vie sociale par les résultats accumulés du spectacle catastrophique un nouveau glissement du paraître au paraître pouvoir, qui seul permet à une minorité de souverains spectaculaires de faire croire qu'ils possèdent la vie, et qu'ils la détruisent à bon droit. En même temps toute réalité personnelle est devenue spectaculaire, directement dépendante de sa publicité instantanée et validée, tant qu'elle reste objectivement insignifiante, par l'ensemble de la production de l'économie spectaculaire. En ceci seulement qu'elle paraît sans remettre rien en question de la domination du désastre, une réalité personnelle qui n'est plus ni réelle ni personnelle peut conférer une apparence de pouvoir.

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5 octobre 2012 5 05 /10 /octobre /2012 14:47

 

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L'été de la liberté en version originale sur le site Paroles des jours

 

 

Le spectacle qui repose sur le dispositif d’exploitation mondial n’est pas fortuitement ou superficiellement catastrophique, il est fondamentalement catastrophiste. Dans le désastre, produit et renfort d’une ruineuse obsession d’économie, le but est le néant, et tout en est la matière. Le désastre ne peut en venir à rien d’autre qu’à lui-même.

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