Carnets d'observations quotidiennes sur la société du désastre
"Viens. Allons faire un enfant au Mexique." Il se taisait. Il la regardait debout appuyée sur sa voiture de braqueur de banques, cheveux aux vents, avec son sourire simple et magnifique, sa jolie robe de hippie sud-américaine et ses belles épaules de...
Lire la suiteOù es-tu, mon fils? Où marches-tu? Au milieu de quels dangers absurdes? Au milieu de quelles merveilles jamais vues? Quels auront été tes premiers mots? Dis-tu encore ba! pour montrer ce qui t'émerveille? Dirais-tu encore pa-pa! si tu me voyais? Qui sont...
Lire la suiteL'enfant était grand et fort pour son âge et il marchait en regardant tout autour de lui les rochers, la mer, les bateaux et les maisons et en réfléchissant. Il ne parlait pas beaucoup mais il parlait toujours avec beaucoup de sentiment quand il parlait...
Lire la suiteIl y a quelque temps, Roja est morte. Je l'ai appris par mon fils aujourd'hui en lui demandant des nouvelles au téléphone. La dernière fois que je l'ai vue c'était il y a cinq ans. Elle avait quatre-vingt-dix ans à cette époque. Je crois qu'elle m'aimait...
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Première page de "Lahatena", dans le recueil Carrefour des fuites (2001) où étaient aussi publiés, entre autres: Andonirina Rakotonarivo, Huong Mai, Ilf Eddine Bencheikh, Isabelle Flükiger, Nadyne El Khoury-Aoudé, Nicolas Patin, et mes amis Cyrille Loua...
Lire la suite"Et toi, quand tu peins, tu portes un nom?" Elle sourit, elle regarde à l'intérieur d'elle-même. "Un amoureux m'a vu peindre, une fois, c'était la première fois qu'il venait à l'atelier, et il a prétendu que lorsque je peignais j'étais possédée par quelqu'un...
Lire la suiteDe petits cailloux sur le vasistas, une fois, deux fois, sept fois. Je me lève les yeux fermés, cherche de la main l’ouverture. Ça y est, je sors la tête dans la nuit chaude. Je soulève mes paupières avec mes doigts. Il y a quatre personnes devant la...
Lire la suiteAu milieu de la rue il y a un chien mort écrasé. Il me semble que c’est de lui que viennent ces gémissements pitoyables, aussi je m’approche et lui tends fraternellement la main. « Chien, lève-toi. Allons. Tu n’as rien. Tu vas vivre. » Le chien lève sa...
Lire la suiteAUSSI DEDAIGNEE QUE LE CHAOS Ils se croyaient poursuivis par la pόlis & autres fatales erreurs des jeunes de la cité Cependant c’est la veille. Recevons tous les influx de vigueur et de tendresse réelle. Et à l’aurore, armés d’une ardente patience, nous...
Lire la suiteNi cause, ni effet Partons à pied sous un ciel changeant pour la Pointe à travers le sable sec, puis les ajoncs en joie sous le vent, misérables débris du bunker, escaladons les premières volées de granite, puis à nouveau le sable, les herbes restent...
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