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20 juin 2014 5 20 /06 /juin /2014 09:57

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L'immensité des terres. L'immensité du temps. Le temps comme un paysage. Les années, les heures, les mois, les jours: des chemins parcourables en tout sens, au gré des sens, au gré de la mémoire. Comme dans ces vieux "tableaux" de Shitao. Tout le cosmos, et à l'intérieur du cosmos seulement le monde des hommes, et à travers tout cela des sentiers méconnus, immortels, semés de trésors, à portée, sans usage, des promesses, la joie secrète des "randonnées célestes".

 

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Le monde des hommes dans son âpreté, sa pauvreté, son immensité de labyrinthe involontaire et volontaire. Sa cruauté. Sa richesse souterraine, ses mystérieuses contre-rues, ses refuges et ses routes de hors-la-loi, de forbans, son éternel second souffle.

 

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Et puis la foi et le dévoiement de la foi, le savoir humain des choses non humaines et l'empire des Eglises, la guerre spirituelle plus puissante que l'éternelle histoire des transactions mondiales, la solitude spirituelle plus puissante que la folie des troupeaux, la joie singulière s'amusant des anomalies d'architecture de l'empire.

 

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Et toute cette étrange harmonie d'ensemble vue depuis le coeur des villes, depuis le coeur des montagnes, depuis le coeur méconnu du désespoir ou de la joie, depuis le coeur aimant d'un être unique, telle ou telle heure de tel et tel jour de telle ou telle année sur tel et tel continent, depuis le coeur du temps, depuis maintenant.

 

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Dessin: Eulalie, Guanajuato, 12 août 2001, Mexique

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Published by riverrun - dans Citations
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